samedi, janvier 13, 2007

A toi, homme solidement ancré sur ton quai

"Si on considère ce à quoi nous devons nous attendre, c’est un plaisir que de rêver à de telles absurdités. Le dégel était imminent, désormais, et il est même possible que nous partions demain matin. Voici où en étaient les choses quand nous sommes allés se coucher : si le ciel parait favorable, nous nous en irons sans un mot de plus. Nous sommes au cœur de la nuit, maintenant, et le vent souffle dans la maison à travers les fissures. Tous les autres dorment et je suis assise en bas dans la cuisine, en essayant d’imaginer ce qui m’attend. Je ne peux pas me le représenter. Je ne peux même pas avoir un début d’idée de ce qui va nous arriver la bas. Tout est possible, ce qui est à peu près la même chose que rien, à peu près la même chose que de naître dans un monde qui n’a encore jamais existé." (comme moi je crois bien....)

le voyage d'Anna Blume; Paul Auster, 1987




2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Ho est ce que tu reviens a Paris et quand?

12:46 PM  
Blogger hoda said...

je suis à Paris....

3:22 PM  

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