samedi, décembre 13, 2008

Je veux voir




Catherine Deneuve soulève la polémique. Le rôle qu'elle tient dans le film est certes discutable. Les libanais croient que les réalisateurs n'ont pas exploité la présence de la star pour porter haut et fort la cause du sud Liban. D'autres, les ont accusé d'utiliser une star emblématique pour agrémenter un film vide. En Europe, les critiques étaient meilleures. Couverture des cahiers du cinéma, presse extasiée.
Pour moi, ce film est un morceau magnifque, qui représente une partie de ma génération, une partie des refus que l'on a , des envies. Une façon de se représenter les évènements, qui découle du vécu et de l'intime sans sombrer dans le pathos, ni le message obligatoire. les réalisateurs ont dit qu'ils ne sont pas des ambassadeurs et ils ont raison. Parce que souvent les ambassadeurs ne disent rien du tout, ils ne sont que vitrine. Le couple Hadjithomas/Joreige est allé derrière la vitrine. Ils nous ont donné à voir et heureusement que le regard est sélectif, donc multiple et qu'il se repercute pour devenir un millier de regards.
Joanna Hadjithomas m'a appris à écrire un scénario. Elle m'a poussée à voir. Khalil Joreige m'a appris une nouvelle manière d'approcher la théorie. leur film propose un regard lucide mais libre sur une situation précise, une situation qu'on enveloppe sans la stigmatiser, sans l'étiqueter. J'aime voir les affiches dans la ville, J'ai aimé voir l'auditoire captivé par les paroles de Khalil lors du débar organisé le dimanche 7 décembre au Reflets Medicis. Le moment était serein et plein. Ils ont discuté, ils ont échangé, sous les regards détournés, de Catherine et Rabih, fixés sur papiers photo devant l'étendue brune et verdoyante du Sud Liban.

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