jeudi, août 14, 2008

Journal de Bord Liban. Jour 6: 27 juillet























Les vigiles à l’entrée ne voulaient pas qu’on fasse entrer avec nous eau et nourriture. Ni même un chewing gum ont-ils dit. En bons libanais, nous râlâmes tous et notre mécontentement se répercuta sur toute la file d’attente. « L’eau au moins l’eau ! C’est quoi cet ordre de polichinelle ?? C’est qui qui a donné l’ordre ?? Je vais me plaindre ! walaw ! Au moins l’eau ! »Subitement l’ordre d’en haut changea et les bouteilles d’eau eurent la permission de pénétrer dans le centre ville. Le miracle libanais eut lieu, et munis de nos bouteilles d’eau gagnées à la sueur de nos cris, bracelets fluorescents aux poignets nous voici à l’intérieur. L’audience était de tout âge. Mika lui aussi en bon libanais, n’a commencé son concert qu’une heure plus tard que prévu. En attendant le moment M, les gens discutaient tant bien que mal et derrière moi un couple remettait en cause la libanité de Mika. L’homme : « Franchement ces libanais si le mec a un demi quart de sang libanais qui coule dans ses veines, ils en font un libanais » la femme véhémente : « Mais non qu’est ce que tu en sais IL EST libanais par sa mère qui est libanaise !! » l’homme : « Ahhhh oui alors oui tu as raison mais hé écoute dans tous les cas, la femme libanaise ne donne pas la nationalité donc il est n’est pas libanais » et ils rirent. Ils rirent sans à aucun moment penser, peut être qu’ils viennent de mettre le doigt sur un point crucial de la condition de la femme libanaise. Sa condition en tant qu’individu égal à tous les autres. Même pas une histoire de féminisme, uniquement une histoire de droit. Et le point crucial se perdit dans les rires. Mika, comme pour infirmer les dires de ce monsieur se précipita sur scène et à peine la première chanson finit lança un grand marhaba « ana mabsout koun ma3kon el laylé » et passa la soirée à s’évertuer, chercher ses mots et finalement essayer de parler à son audience en libanais. Il s’est même excusé de ne pas le parler très bien. Aussi, vers la fin, alors que le cœur de toutes les tantes avaient fondu de tendresse pour ce garçon beau comme un éphèbe et aux manières enfantines, il dit en Français : « je sais que c’est le premier concert depuis deux ans alors grâce à vous aujourd’hui, la cité est à nous !!! » message politique ? Serait ce le libanais en lui qui subitement se réveilla ? N’en n’est-il pas plus qu’après avoir dit ceci, plusieurs drapeaux libanais s’élevèrent sous les cris hystériques des fans et s’élevèrent dans le ciel entre des mains crispés. Un rigolo de l’audience ne put résister à la tentation de demander un pneu pour couronner le tout: ya chabeb ! newlouna chi douleb !!!

Sacrés libanais!!!! la blague au bout de la langue, la musique au bout des doigts, la vie au bout de l'ame!!!! et puis tous ensemble: Relaaax take it eeaaaasyyyyy

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